Haïti : la Bretagne solidaire

Séisme

16/02/2010 | 19:07 par CA, GL et BLV

Haïti : la Bretagne solidaire

Dans le passé, la région a tissé de nombreux liens avec Haïti. Elle est donc très mobilisée.

 

Dix jours après le terrible séisme qui a frappé Haïti, la Bretagne et les Pays de la Loire restent mobilisés pour aider le pays et sa population.   

 
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Dans la rubrique vidéo ci-contre

         

 
Les dons affluent pour aider Haïti

Au Centre Missionnaire Saint-Jacques, plus de 900 000 euros ont déja été collectés.

Une partie de l'argent sert déjà a rémunerer des équipes de nettoyage et à secourir les haïtiens qui n'ont pas encore reçu d'aides. Les besoins sont immenses...

 
Le gendarme de Loire-Atlantique est décédé

Laurent Le Briero, le gendarme français originaire de Loire-Atlantique et qui travaillait pour les Nations unies à Port-au-Prince est décédé. Son corps a été retrouvé dans les décombres d'un immeuble le 21 janvier dernier.
"Je viens d'apprendre avec une profonde tristesse le décès de l'adjudant Laurent Le Briero qui était, avec l'adjudant-chef Lionel Amar (dont le corps a été découvert mardi, ndlr) l'un des deux gendarmes portés disparus en Haïti", a précisé M. Hortefeux dans un communiqué de son ministère.
Les deux gendarmes étaient détachés au sein de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), "à laquelle participaient 38 fonctionnaires de la police nationale et 25 militaires de la gendarmerie nationale".

Leurs dépouilles ont été rapatriés mardi en fin de matinée au pavillon d'honneur de l'aéroport d'Orly où les honneurs militaires leur ont été rendus.
La cérémonie s'est déroulée en présence de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat
à l'Outre-mer.

 
Des familles adoptantes très inquiètes
Le Collectif pour le rapatriement des enfants en cours d'adoption en Haïti avait lancé semaine quelques jours après le terrible séisme qui a frappé Haïti une pétition sur Internet demandant au président de la République et au ministre des Affaires étrangères un rapatriement rapide en France des enfants haïtiens en voie d'adoption.
Au total, "372 familles se prévalent des jugements d'adoption, ce qui concerne 424 enfants" dont les dossiers seront examinés en priorité, a indiqué M. Monchau, l'ambassadeur chargé de l'adoption internationale, selon les parents. Envrion 80 enfants ont d'ailleurs déjà été rapatriés.
"Pour tous les autres dossiers en cours de procédure, l'Etat français devrait proposer dans les prochains jours à l'Etat haïtien la mise en place d'une solution commune pour permettre une arrivée de plein droit des enfants en France", toujours selon le collectif.
Plus de 900 familles ont déposé un dossier pour demander le rapatriement de leurs
enfants.
Pour autant, le collectif de parents a jugé les réponses du gouvernement "insatisfaisantes".
"On ne comprend pas pourquoi le gouvernement nous dit qu'il faut attendre", a expliqué devant le ministère Stéphane Gignat, qui attend son fils de quatre ans, "nous voulons le rapatriement de tous les enfants apparentés" (qui ont déjà des parents adoptifs désignés).
 D'autres rassemblements, réunissant entre 100 et 150 personnes, se sont déroulés
à Lyon, Lille, Toulouse ou Bordeaux samedi.
Plusieurs pays ont annoncé qu'ils comptaient rapatrier les enfants adoptés par leurs ressortissants même si les dossiers n'étaient pas entièrement terminés. Néanmoins, les ONG et l'Unicef ne cessent de mettre en garde contre toute précipitation, craignant des confusions d'identité, des déracinements brutaux mais aussi des enlèvements d'enfants.
A Port-au-Prince, l'ONU a indiqué que les parents qui veulent adopter des enfants haïtiens ne devraient pas leur faire quitter le pays si leurs documents n'ont pas été signés à la fois par le Premier ministre haïtien et les Nations unies.
La députée socialiste Patricia Adam, spécialiste de l'adoption, a invité jeudi
le gouvernement français à suivre l'exemple de certains de ses voisins européens,
en rapatriant des enfants haïtiens dont l'adoption est en cours, sans attendre
un jugement d'abandon.
 "Des enfants apparentés", déjà présentés à leur parents adoptifs mais dont "le
dossier n'a pas atteint l'étape du jugement", "sont déjà partis pour l'Allemagne,
la Suisse et les Pays-Bas", a déclaré lors d'un point de presse à Brest Mme Adam,
co-présidente du groupe d'étude sur l'adoption à l'Assemblée nationale.
 Dans "cette situation de crise", les dispositions qui ont été prises par ces pays
voisins peuvent l'être en France tout en "respectant la loi, les procédures haïtiennes
et les droits de l'enfant", a-t-elle estimé.
 Selon l'élue, ces départs libèreraient des places dans les orphelinats pour d'autres
enfants dont les parents ont disparu dans le séisme.
 Neuf cents quinze enfants haïtiens font l'objet d'une procédure d'adoption en
France, dont 400 ont d'ores et déjà reçu leur jugement.
 Selon la procédure haïtienne, entre un et trois ans s'écoulent entre l'apparentement
et l'arrivée de l'enfant dans sa famille.
 L'obtention des papiers d'identité, passeport et autorisation de sortie de territoire
des enfants adoptés ne sont actuellement obtenus en Haïti
qu'après le jugement d'abandon.
 Quarante enfants haïtiens adoptés par des Français, accompagnés de la secrétaire
d'Etat à la Famille, Nadine Morano, sont arrivés mercredi soir à l'aéroport de
Roissy-Charles de Gaulle, en région parisienne.
 La France est le premier pays adoptant en Haïti avec 800
à 900 enfants recueillis selon les années, loin devant les Etats-Unis (300).
 
Un religieux breton décédé, un autre disparu

Un des frères de Ploërmel (Morbihan), Joseph Bergot, est décédé et un autre, Dominique Baron, est porté disparu après l'effondrement de leur maison à Pétionville. En s'écroulant, la maison provinciale La Menais à Pétionville dans le banlieue de la capitale haïtienne a grièvement blessé le frère Joseph Bergot, 70 ans, qui est mort peu après son hospitalisation. Natif de Saint-Renan (Finistère) et en Haïti depuis 1965, le frère Joseph Bergot exerçait comme professeur de physique à Port-au-Prince et dans sa  banlieue à Delmas, tout en étant l'économe de la province des Frères en Haïti.
Le frère Dominique Baron, 46 ans, se trouvait au rez-de-chaussée lorsque la maison s'est écroulée. Le moine qui n'a pu être dégagé se trouve toujours sous les décombres et est "probablement décédé", selon les frères de Ploërmel. Originaire de Lorient, le frère Dominique Baron était enseignant et travaillait aux éditions de manuels scolaires.
La société des prêtres de Saint-Jacques, basée à Guiclan (Finistère) a annoncé la mort d'un des ses séminaristes haïtien.
Les moines de l'abbaye de Landévennec (Finistère) dont le frère-abbé Jean-Michel Grimaud est en Haïti pour une visite de la communauté, n'ont aucun dégât ni blessé à déplorer. Les cinq frères dont deux Haïtiens ont juste  ressenti la secousse dans leur abbaye installée à la campagne. L'archevêque de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas, a appelé dans un communiqué "à la solidarité" et à "la prière". 

 
L'équipe d'Etonnants Voyageurs en Bretagne
L'équipe d'Etonnants voyageurs est rentrée en Bretagne.

A voir sur France 3 Bretagne :

L'interview de Michel Le Bris de retour d'Haïti 

 

Hier soir, Michel Le Bris, directeur du festival Etonnants voyageurs, tout juste rentré d'Haïti a expliqué sur France 3, comment l'équipe avait perçu cette catastrophe : "Quelque chose qui dure 48 secondes, c'est-à-dire une éternité, et l'on a vu une poussière et une immense clameur qui montaient des profondeurs de la ville. On a compris que c'était énorme", a-t-il encore confié.

La deuxième édition du festival Etonnants Voyageurs en Haïti qui devait se dérouler du 14 au 17 janvier a été annulée en raison du puissant séisme qui a frappé le pays.

 
Faire un don avec la Fondation de France
France Télévisions s'est associée avec Radio France à la Fondation de France pour lancer un appel à la générosité.

Vous pouvez envoyez vos dons à :

Fondation de France

BP22

75008 Paris

Libellez vos chèques au nom de :

Fondation de France - Solidarité Haïti

 

 

Vous pouvez aussi faire un don sécurisé en ligne.


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Faire un don avec le Secours Catholique

Le Secours Catholique mobilise dès aujourd’hui ses délégations en métropole et aux Antilles. L’association tente également depuis ce matin de faire une première évaluation avec son partenaire local Caritas Haïti. Enfin, d’ores et déjà, le Secours Catholique lance un appel aux dons afin de pouvoir rapidement  financer les premières aides d’urgence en faveur des milliers de sinistrés haïtiens.

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Faire un don avec la Banque Humanitaire

En collaboration avec ses partenaires humanitaires sur place, les Pères de St-Jacques et les Soeurs de Cluny, la Banque Humanitaire lance un appel à la générosité.
Un compte spécial est ouvert à :

Banque Humanitaire

44330 Le Pallet
"Mention / Sinistrés d'Haïti"

CCP B.H. "Section Logistique"
9000 86 N Nantes

A envoyer au siège de la Banque Humanitaire pour cerficat de don et libellé à l'ordre de Banque Humanitaire.

Tél. 02.40.80.90.61

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