Pas d'accord avec le déménagement des outillages vers Cerizay dans le cadre de la reprise de leur activité par le groupe BGI (Heuliez). Les salariés qui n'ont pas voulu, ou pu, être transférés dans les Deux-Sèvres n'entendent pas laisser partir ces outillages. Ils occupent leur usine.
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Bien décidés à défendre chèrement leurs conditions d'indemnisation. Conditions insuffisantes selon eux. En négociation avec le groupe BGI depuis l'annonce, fin octobre, du transfert de la production, les salariés, soutenus par la CGT, réclament l'attribution d'une prime supra-légale de licenciement de 20.000 euros pour "partir la tête haute", soit dix fois le montant de la dernière proposition de BGI.
"Je rappelle qu'on ne licencie personne et que nous avons proposé à tous les salariés
de venir travailler à Cerizay, avec un accompagnement financier au transport et aux éventuels déménagements. Nous avons fait des efforts, le groupe n'ira pas plus loin", a déclaré Luc Jaguelin, le directeur de Simpa-JDM.
De leur côté, les grévistes dénoncent la brutalité de la décision de transfert et l'éloignement "rédhibitoire", selon eux, de Cerizay, à plus de 100 km d'Angers Vingt huit sur quarante-trois ont déjà choisi de ne pas aller travailler dans les Deux-Sèvres.
Les grévistes ont établi un planning pour pouvoir bloquer le site au moins tout le week-end et en début de semaine "s'il le faut" pour empêcher le transfert programmé des machines et outils à Cerizay. "On garde le trésor de guerre. Ils ne pourront pas travailler sans, justifie Bruno Besnard, délégué CGT, On s'est trop moqué de nous".



