Le camping municpal de la Faute-sur-mer doit être évacué sur décision préfectorale.

Le camping municpal de la Faute-sur-mer doit être évacué sur décision préfectorale.

Suite au passage de la tempête Xynthia, le préfet a ordonné l'évacuation du camping municipal.

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Un arrêté préfectoral a mis en demeure d'évacuer "d'ici le 15 avril dernier délai"
et "aux frais de la commune" le camping municipal de La Faute-sur-Mer, un camping qui a été submergé par la tempête Xynthia et construit illégalement sur le domaine maritime.
Selon l'arrêté préfectoral du 15 mars affiché à l'entrée du camping, le maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier est mis en demeure "de faire évacuer, aux frais de la commune, d'ici le 15 avril 2010 dernier délai" l'ensemble des biens présents sur le site.
Le camping municipal "Côte de Lumière", d'une capacité de 480 places, existe depuis
plus de 40 ans, mais il a été installé de façon "illégale" sur le domaine maritime, selon la préfecture.
Les usagers du camping ont été alertés par courrier le 10 mars, mais selon eux ils se retrouvent seuls pour gérer la situation.
"Il nous faut un gros coup de main, on n'a aucune aide, nous sommes preneurs de toutes les bonnes volontés car je ne vois pas comment on peut réussir pour le 15 avril", a expliqué Michelle Verinaud, présidente de l'association des usagers.
"L'arrêté empêche les bénévoles de pénétrer sur le camping, ainsi que les véhicules. Alors les gens viennent rechercher leurs petites affaires, ce qu'ils peuvent, avec des brouettes, mais c'est très dangereux", assure la présidente qui souhaiterait que la préfecture autorise bénévoles et véhicules des propriétaires à pénétrer dans le camping afin de faciliter l'évacuation.
"Nous avons 200 mobile homes sur le camping, mais c'étaient (pour les occupants)
des petites maisons: ils avaient installé des haies, des terrasses, parfois des cabanons, le plus ancien y vient depuis 43 ans, c'est une population âgée pour la moitié d'entre eux de plus de 70 ans", explique-t-elle.
Seule avancée vendredi, l'arrivée d'un quad avec remorque fourni par la mairie pour aider les usagers du camping, précise Mme Verinaud.
En raison de l'âge avancé des mobile homes, les occupants "sont très mal indemnisés.
Certains ont mis toutes leurs économies ici et l'argent va passer dans le remorquage ou la destruction du mobile home, au maximum certains espèrent toucher des assurances 3.500 euros", note la présidente.

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